16 février 2005
   
Forme
Détente

Le massage
traditionnel thaï se
pratique au sol et
progresse des pieds
à la tête.

   
Le massage thaï a une réputation, disons, sulfureuse. Or, s’il est vrai que ce massage diffère beaucoup des autres, ce n’est pas pour les raisons qu’on imagine !
 
 
Testé pour vous  
   
Le vrai massage thaï

Texte : Mireille Monnier
Photos : Didier Martenet

e pensais jusqu’ici que tous les types de massage avaient une caractéristique commune : celle d’offrir un moment de détente bénie, où l’on peut se laisser flotter à la limite du sommeil.

Eh bien, je l’ai découvert, ce n’est pas le cas du massage thaï ! Oh, je vous entends ricaner d’ici. Le massage thaï, ah, ah, ah ! Tout le monde sait que ce n’est pas un massage comme les autres …
Vous avez tort. Et raison. Créé, paraît-il par l’ami intime et médecin de Bouddha, le massage thaï n’est pas comme les autres, en effet, mais parce que « ses postures et ses étirements sont une manière de vous faire faire du yoga passivement ». Et quand Simon Scialom, qui pratique et enseigne le massage thaï à Morges, dit « passivement »…
Et que je te marche sur la plante des pieds, et que je t’étire (en douceur) les jambes, le dos, les bras, et que je te plie en deux… Tiens, mais que fait mon genou à la hauteur de mon nez ?
Du moment où je me suis étendue sur un confortable tapis de sol, cet étrange ballet de pliages et de tractions a duré une heure et demie (qui a passé trop vite), et m’a laissée merveilleusement détendue, apaisée et revitalisée.
Simon, lui, devait être fatigué. Le massage thaï, qu’il a appris au cours de divers séjours en Thaïlande, implique en effet un engagement total du masseur.
Coudes, pieds, genoux, mains, tout est bon pour libérer et stimuler la circulation
Les étirements de chaînes musculaires (ici, chaîne postérieure) sont typiques de ce massage né dans la tradition du yoga.
Avec ses mains, le masseur exerce pressions et tapotements pour réoxygéner les muscles stressés.
Le masseur utilise toutes les ressources du geste et du mouvement : ses pieds, genoux et coudes participent autant que ses mains.
Profil du masseur

de l’énergie le long des sen –l’équivalent thaï des méridiens chinois, mais avec une géographie un peu différente.
Et puis, il n’est pas évident de mémoriser, dans sa tête et dans son corps, les figures et les enchaînements. Le style du nord (voir encadré) dont Simon est adepte, comprend pas moins de 130 manœuvres ! Manœuvres à partir desquelles chacun crée sa propre pratique, en fonction de ce que la personne massée a besoin de recevoir.
Avis à mon patron : il paraît que chez moi, c’est le haut du dos qui souffre sous l’attaque du stress !

Formation : En Thaïlande, deux systèmes prédominent : celui du nord entoure chaque mouvement d’une préparation et d’une conclusion, celui du sud cultive une approche plus directe. Simon Scialom, formé aux deux, est un adepte du style du nord.
Offre : Thérapeute depuis 1981, acupuncteur reconnu, Simon pratique et enseigne le massage relaxant, mais aussi le massage thérapeutique (problèmes articulaires, maux de tête et d’estomac, etc.), ainsi que les massages pour enfants et bébés, dans son institut, le Mìngmén à Morges.
Durée recommandée : Une heure et demie pour débuter.
Fréquence recommandée : Une fois par semaine pour ceux dont les batteries sont à plat, et sinon, une fois tous les quinze jours.
Prix : 90 francs l’heure, avec un tarif dégressif pour les pratiques régulières.
Site Internet : www.massage-thai.net.
 
       
16 février 2005  
L'ILLUSTRÉ
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