Texte : Mireille Monnier
Photos : Didier Martenet
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e pensais jusqu’ici que tous
les types de massage avaient une caractéristique
commune : celle d’offrir un moment de détente
bénie, où l’on peut se laisser
flotter à la limite du sommeil.
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Eh
bien, je l’ai découvert, ce n’est pas
le cas du massage thaï ! Oh, je vous entends ricaner
d’ici. Le massage thaï, ah, ah, ah ! Tout le
monde sait que ce n’est pas un massage comme les
autres …
Vous avez tort. Et raison. Créé, paraît-il
par l’ami intime et médecin de Bouddha, le
massage thaï n’est pas comme les autres, en
effet, mais parce que « ses postures et ses étirements
sont une manière de vous faire faire du yoga passivement
». Et quand Simon Scialom, qui pratique et enseigne
le massage thaï à Morges, dit « passivement
»…
Et que je te marche sur la plante des pieds, et que je
t’étire (en douceur) les jambes, le dos,
les bras, et que je te plie en deux… Tiens, mais
que fait mon genou à la hauteur de mon nez ?
Du moment où je me suis étendue sur un confortable
tapis de sol, cet étrange ballet de pliages et
de tractions a duré une heure et demie (qui a passé
trop vite), et m’a laissée merveilleusement
détendue, apaisée et revitalisée.
Simon, lui, devait être fatigué. Le massage
thaï, qu’il a appris au cours de divers séjours
en Thaïlande, implique en effet un engagement total
du masseur.
Coudes, pieds, genoux, mains, tout est bon pour libérer
et stimuler la circulation |
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Les étirements
de chaînes musculaires (ici, chaîne postérieure)
sont typiques de ce massage né dans la tradition du yoga. |
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Avec ses mains,
le masseur exerce pressions et tapotements pour réoxygéner
les muscles stressés. |
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Le masseur utilise toutes les ressources du geste
et du mouvement : ses pieds, genoux et coudes participent autant
que ses mains. |
Profil
du masseur |
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de l’énergie le long des sen –l’équivalent
thaï des méridiens chinois, mais avec une géographie
un peu différente.
Et puis, il n’est pas évident de mémoriser,
dans sa tête et dans son corps, les figures et les enchaînements.
Le style du nord (voir encadré) dont Simon est adepte, comprend
pas moins de 130 manœuvres ! Manœuvres à partir
desquelles chacun crée sa propre pratique, en fonction de
ce que la personne massée a besoin de recevoir.
Avis à mon patron : il paraît que chez moi, c’est
le haut du dos qui souffre sous l’attaque du stress ! |
Formation
: En Thaïlande, deux systèmes prédominent
: celui du nord entoure chaque mouvement d’une préparation
et d’une conclusion, celui du sud cultive une approche
plus directe. Simon Scialom, formé aux deux, est un adepte
du style du nord.
Offre : Thérapeute depuis 1981, acupuncteur
reconnu, Simon pratique et enseigne le massage relaxant, mais
aussi le massage thérapeutique (problèmes articulaires,
maux de tête et d’estomac, etc.), ainsi que les
massages pour enfants et bébés, dans son institut,
le Mìngmén à Morges.
Durée recommandée : Une heure
et demie pour débuter.
Fréquence recommandée : Une fois
par semaine pour ceux dont les batteries sont à plat,
et sinon, une fois tous les quinze jours.
Prix : 90 francs l’heure, avec un tarif
dégressif pour les pratiques régulières.
Site Internet : www.massage-thai.net. |
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| 16 février 2005 |
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L'ILLUSTRÉ |
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